La Mission French Tech dévoile pour la première fois son panorama de l’écosystème tech français. Cette étude exclusive met en lumière trois tendances majeures :
- Les start-up et scale-up françaises créent des emplois sur tout le territoire.
- Le flux d’investissements dans les start-up conserve un réel dynamisme, il se maintient sur un rythme qui s’est par ailleurs accéléré au 3ème trimestre 2025. Le soutien des investisseurs vers les secteurs d’avenir que sont l’IA, la deeptech, la santé ou encore la greentech se renforce en faveur des territoires qui bénéficient de filières d’innovation déjà structurées dans ces domaines.
- Les liens entre start-up et grands groupes se renforcent : l’heure n’est plus à l’observation mais bien aux partenariats commerciaux.
La Mission French Tech fournit un panorama inédit du paysage tech français.
Placée au cœur de l’écosystème, la Mission French Tech est au premier rang des mutations de la tech française. Ce panorama s’appuie sur des données tangibles pour dresser un état des lieux précis et chiffré : évolution de l’emploi, flux d’investissements, comparaison phases de financement et dynamiques régionales.
« Cet exercice d’analyse est une première : il nous permet d’appréhender plus finement la réalité économique des start-up et scale-up françaises et c’est essentiel pour comprendre où en est la French Tech aujourd’hui. L’écosystème a évolué, et ses priorités aussi : il ne se résume plus uniquement aux levées de fonds spectaculaires, il est aujourd’hui davantage à la recherche de solidité, de rentabilité et de durabilité. Ce panorama nous permet d’en prendre toute la mesure » – Julie Huguet, Directrice de la Mission French Tech.
Le Grand Est présente la plus forte croissance de l’emploi au 1er semestre 2025
Avec +6 % de croissance de l’emploi dans les start-up au premier semestre 2025, le Grand Est se hisse en tête des régions françaises. L’écosystème compte désormais 647 start-up et 10 000 emplois directs, confirmant la vitalité du territoire. Cette dynamique s’appuie sur des filières solides, notamment dans la deeptech, la greentech, la santé et l’industrie, et sur des pôles d’excellence comme ENACT en Lorraine, identifié parmi les neuf clusters d’intelligence artificielle qui structurent le territoire national. Le Grand Est illustre ainsi pleinement la montée en puissance des régions dans la French Tech, où innovation et emploi progressent de concert.
Les start-up et scale-up continuent d’embaucher, à contre-courant du contexte économique.
Les start-up et scale-up françaises confirment leur rôle moteur dans l’emploi, sur l’ensemble du territoire. En 2025, la French Tech rassemble 18 000 start-up actives représentant 450 000 emplois directs, dont 45 000 au sein du classement French Tech 120 / Next40.
Sur le premier semestre 2025, le nombre d’emplois directs a augmenté de 4,6 % au niveau national. Derrière cette vitalité, l’étude montre aussi que les régions en dehors de Paris connaissent un élan d’innovation : une start-up sur deux se développe hors Île-de-France. Toutes les régions sont donc concernées : la création d’emplois ne se limite plus à l’Île de France -confirmant la capacité du secteur à créer des opportunités et dynamiser tout le territoire.
Côté investissement, deux tendances se dessinent : la dynamique d’amorçage portée par les territoires, et les phases de croissance et de maturité concentrées en Île-de-France.
Les 5,8 milliards d’euros levés par les entreprises de janvier à septembre 2025 témoignent de la confiance des investisseurs dans la tech française. Ces investissements sont majoritairement fléchés vers les secteurs prioritaires au niveau national : IA, deeptech, greentech. Si la dynamique régionale s’installe, elle l’est encore de façon inégale : quelques écosystèmes structurés – tels que le spatial en Occitanie – attirent les flux, quand une partie du pays reste à l’écart.
« Parmi les secteurs stratégiques comme la deeptech, la santé, la greentech ou l’industrie, l’intelligence artificielle fait aujourd’hui son apparition en force. 44 % des start-up en IA sont créées en région, portées par les neuf IA-Clusters répartis sur tout le territoire. C’est une dynamique régionale considérable pour un secteur aussi émergent. Pourtant, seules 7 % des levées de fonds en IA ont lieu hors d’Île-de-France. Il est urgent de rééquilibrer les financements pour donner à ces start-up régionales les moyens de devenir les futurs champions français de l’IA. ». » – Julie Huguet, Directrice de la Mission French Tech.
Un écosystème en pleine consolidation, moteur de résilience
Les liens entre start-up et grands groupes s’intensifient à un rythme sans précédent : en seulement quatre ans, les liens entre les entreprises du CAC40 et les start-up ont été multipliées par dix. Plus remarquable encore, la part des start-up françaises dans ces partenariats est passée de 45 % à 71 % entre 2021 et 2025, véritable signal de maturité et de résilience de l’écosystème national. Les grands groupes ne se contentent plus d’observer les start-up : ils les intègrent désormais comme des partenaires stratégiques, en particulier quand ces mêmes groupes œuvrent dans les secteurs de la tech, de l’industrie et de la finance. Cette dynamique renforce la capacité collective à innover, à s’adapter, et à faire face aux transformations.
Pour Julie Huguet, Directrice de la Mission French Tech : « Même dans une période d’instabilité économique, les start-up et scale-up françaises avancent – et elles entraînent le pays avec elles. »